29.01.2008

Un défi dangereux [Partie 3]

- "Erwan ?"
- "Oui ? Euh... On s'est déjà vu ? Parce que j'ai toujours du mal avec ce genre de soirées. Trop de visages d'un coup pour se souvenir de tout le monde."

Banco. Cible atteinte. Maintenant, le plus dur restait a faire.

- "Si je te dis que ca fait quatre fois qu'on se voit, t'en penses quoi ?"
- "Deux possibilités. Soit je devrais consulter un neurologue d'urgence, soit c'est un mensonge de ta part. J'avoue que le neurologue me tente moyennement. Question d'esperance de vie, tu vois."
- "Alors rassure-toi, ton cerveau n'a rien. Je connais pas grand monde ici, que Max en fait, et il m'a un peu parlé de toi, alors je me suis dis qu'il serait interessant de faire plus ample connaissance."
- "Ah ? Je me demande ce qu'il a bien pu raconter sur mon compte pour qu'une jeune femme aussi mignonne aie envie d'en savoir plus..."

Aussi mignonne...
Je ne connais pas beaucoup de gay mais ce genre de compliments, absolument pas inodins bien entendu, reste un classique dans le rituel de drague de l'homosapiens mâle et hétéro. Il semblait également répondre aux signes que je lui envoyais, que ce soit les sourires ou les regards fuyants. Assez sûre de moi, je décidais donc de passer à l'étape suivante.

- "Et bien, je ne sais plus trop pourquoi le sujet est tombé sur le tapis, mais il est persuadé que tu ne t'interesse absolument pas aux femmes, aussi mignonne et disponible soit-elle."
- "Ah... c'est qu'il doit bien me connaitre s'il est capable d'affirmer ce genre de chose."
- "Peut-etre, oui. Mais peut-etre qu'il se trompe aussi, car je sais qu'il ne s'interesse pas aux hommes. Je dois avouer que ca pique au vif ma curiosité. Alors, imaginons qu'une jeune femme mignonne, et disponible à ton égard pour la soirée, commence à passer sa langue sur ses lèvres de manière suggestive tout en te lancant des regards sulfureux. Tu resterais impassible ?"

Accompagnant du geste la parole, son attention m'etait entièrement dévouée.

- "Je... Je ne sais pas. En fait, cette situation ne s'est jamais produite"
- "Mais ca te ferait de l'effet ? Ou il faudrait peut-etre qu'elle en fasse un peu plus ? Par exemple, qu'elle te prenne l'index pour le faire glisser entre ses levres ? Qu'elle utilise sa langue pour le sucer délicatement ?"

J'eu a peine le temps d'attirer son index entre mes levres qu'il se degagea un peu brutalement. Toutefois, il semblait plus surpris que degouté par ce geste.

- "Eh ! T'es folle de faire ce genre de trucs en publique ? Tout le monde peut nous voir ?!"

Effectivement, nous etions entourés par quelques invités, qui ne semblaient pas faire attention a la scène mais pouvaient nous surprendre n'importe quand.
Je me decidais donc a passer à la phase la plus sensible de ce défi de séduction : l'attirer dans un endroit isolé ou nous ne serions pas derangés. Je me levais donc, tentant de l'attirer à moi en lui tendant le bras.

Quelques secondes passèrent lourdement, son regard hésitant passant de ma main tendue au sol. S'il prennait ma main, c'etait gagné. Sinon, je devrais me livrer aux jeux pervers de Max.

 

La suite plus tard. Quand je pense que je n'avais prévu qu'une seule note au départ... mais les détails sont encore assez frais, j'en profite (:

Alors à votre avis, il cède à mon charme ? 

24.01.2008

Un défi dangereux [Partie 2]

Les invités arrivèrent par petits groupes, en début de soirée. L'appartement de Max se remplissait de manière traditionnelle pour ce genre de soirée, la majorité dans le salon, quelques fumeurs sur le balcon, et bien entendu la cuisine toujours plus occupée qu'elle ne devrait l'être.

Première difficulté, reperer le dénommé Erwan parmis tous ces visages inconnus, ce rat de Max ne me facilitant évidemment pas la tâche. Ca ne serait pas bien compliqué.
Me promenant dans les différentes pièces, j'essayais dans un premier temps de le trouver sans aide, pour ma petite fierté. N'ayant comme indice que son attirance pour la gente masculine, je recherchais plutôt dans le stéréotype : un homme prenant soin de son corps, habillé "classe", genre chemise blanche moulante à pailettes, pattes d'ef', cheveux courts laqués en mini crette et visage imberbe, voir une chainette ou une gourmette.
Un des invités sur le balcon correspondait vaguement à mes critères. Je m'approchais donc de lui, me glissant entre les fumeurs qui me faisaient barrage.

- "Bonsoir Erwan !"
Il m'adressa un regard mi-etonné, mi-interrogateur. Mauvaise pioche, tant pis pour ma fierté.
- "Ah non, désolé ma jolie, moi c'est Olivier. Si tu cherches Erwan, il est dans le salon" me dit-il en me désignant du doigt un homme assis sur un canapé.

C'est bien connu, il ne faut pas se fier aux stéréotypes, j'en aie bien conscience.
Cependant, difficile de se tromper autant qu'avec Erwan. Il était de taille moyenne, mais sa carrure large et trapue rendait une impression de petit taille. Ses cheveux étaient frisés et en pagaille, principalement du à leurs longueurs, et certainement à leurs méconnaissances de l'instrument nommé peigne. Il portait une barbe peu entretenue, taillée très probablement aux ciseaux tous les mois. Et, enfin, son pantalon pattes d'ef et sa chemise moulante étaient remplacés par une chemise en lin mauve (en hiver, oui), plutôt large, et un jean un peu usé.

Pour ceux qui pourraient penser que ce portrait n'est guère glorieux, ils se trompent. Il ne correspondait juste pas à l'image mentale qui s'était déjà imposée à mon esprit. Cependant son physique était tout à fait convenable.

Jouant des hanches, des fesses et des coudes lorsque nécessaire, je parviens en quelques minutes à me faufiler à proximité. Quelques minutes supplémentaires et un peu de ruse furent nécessaires pour éloigner sa voisine directe et prendre sa place confortable dans les coussins du canapé.

La première difficultée était franchie...

La suite plus tard (oui Louise, je suis une sadique)...

22.01.2008

Un défi dangereux [Partie 1]

Me voici de retour de Paris avec une anecdote toute fraiche.

Ayant une formation sur Paris en fin de semaine dernière, j'en ai profitée pour voir un ami récent, un des rares qui me connait en tant que "sexploratrice", terme que je lui dois d'ailleurs. Ma rencontre avec cet homme étrange, que je surnommerais Max "la menace" fera d'ailleurs l'objet d'une note plus tard, c'est certain.

Il donnait une petite soirée chez lui, avec des amis que je ne connaissais pas. Ayant terminée un peu plus tôt que prévu, je suis arrivée avec un peu d'avance pour l'aider dans les derniers préparatifs. Barvadant de choses et d'autres, c'est entre l'épluchage d'une carotte et d'un concombre qu'il se mit à me parler de son ami Erwan, homosexuel qu'il qualifiait de pure souche.

- Il n'a eu aucune relation avec une fille de sa vie, d'après ce qu'il raconte. Que des mecs, depuis toujours.
- Mais il a quel âge ? Il ressemble a quoi ? Parce qu'avec des pustules plein la gueule, ou s'il a 16 ans, c'est sur que...
- Non non, il a une allure plutot correcte, je dirais, et doit avoir dans les 25 ou 26 ans. Apparement, il n'a tout simplement jamais eu envie de tremper son biscuit dans la soupe de poisson (note : Max utilise ce genre de phrase meme en pleine rue. Joie.)
- Moui... admettons... enfin, ca veut peut-etre dire qu'il est juste un peu trop coincé pour se lancer avec une femme. Il a vu qu'il aimait ça avec les mecs, et n'a pas cherché plus loin. Je ne dis pas que les homos pur et dur n'existent pas, mais s'il avait une occasion en or avec une fille qui le chauffe bien, on pourrait surement en rediscuter !
- Ah oui ? <Petit sourire en coin qui ne présagait rien de bon.> Quel genre d'occasion en or ?

La chose à savoir avec Max, c'est qu'il aime lancer des défis. C'est d'autant plus pervers qu'il sait que je ne peux m'empêcher de les relever.

- Oh ! Eh ! Tu crois que je ne te vois pas venir la ?
- Hmmm... Genre une fille un peu aventureuse comme toi qui saurait trouver les arguments du bout de sa langue, sur ses lèvres pulpeuses ?
- Oui, et bien, parfaitement, si une fille comme moi s'occupait de son cas, on verrait tout de suite ou sont ses limites en matières d'homomâlité !
- C'est amusant que tu dises çà, parce que figure toi que, ô comme le hasard fait bien les choses, il sera la ce soir. Oh, pis tiens, figure toi qu'il est seul depuis quelques semaines. Mince, flûte, ca ne serait pas une occasion idéale que se profile la ?
- Bien tiens, je m'en doutais pas. Par contre, je ne vais pas faire ça gratuitement, je te previens. Qu'est-ce que t'es pret à mettre en jeu ?
- C'est bientot la St Valentin. Celui qui perd devra offrir un sextoy au gagnant... qui l'utilisera sur le perdant comme bon lui semble.
- Pas mal l'idée. Voir même déjà murement réfléchie vu la vitesse de ta réponse. J'espère qu'il n'est pas dans le coup au moins ! Parce que tu vas regretter ce pari sinon, crois-moi
- Promis, je n'ai rien planifié. Quand aux regrets, on verra.

Mettant en place ma stratégie d'attaque tout en terminant la préparation du buffet froid, j'imaginais déjà quel cadeau j'allais offrir à Max (pour deviner, voir mes bonnes résolutions 2008). Ce pauvre fou n'avait pas à me défier.

La suite dans la prochaine partie...

17.01.2008

Pour quelques pétales de roses...

Voici deux rencontres, qui se sont déroulées à quelques semaines d'intervalles.

 

La rencontre avec le premier fut courtoise, cette homme  faisant la quantaine ayant l'allure d'un parfait gentleman.
Veste élegante, chemise grande marque sans cravate ringarde, rasé de près et cheveux avec une raie impécable. Le genre d'homme qui prend soin de son apparence.
Il me proposa de prendre un verre au bar d'un hotel quatre étoiles, dans le quartier chic de la ville. Une fois sur place, il m'invita à prendre le siege en le reculant pour que je puisse m'installer.
Son élocence était agréable, il était cultivé, parlait politique actuelle et conséquence en écoutant mes arguments lorsque je n'étais pas d'accord, des responsabilités de son poste d'ingénieur en qualité, a priori important, mais sans en être barbant pour autant.
Il me complimentait régulierement sur mon style vestimentaire choisit avec un gout certain, selon lui, de la lueur qu'il pouvait voir dans mes yeux, de mon visage de mannequin et de mes courbes parfaites.
Il m'invita ensuite à prendre avec lui une chambre grand luxe pour la nuit, prit commande de deux bouteilles de champagne et demanda à ce qu'on prépare la chambre avec une ambiance appropriée, bougies et encens de rigueur.


La rencontre avec le deuxieme fut plus comique. Alors que je flanais le long d'un lac de ville, je le vis s'approcher de moi en courant, un sac en bandouillère. Il m'interpella de facon un peu brusque et maladroite, le souffle court. "Excusez moi Madmoiselle, je suis photographe amateur, et j'aimerais prendre quelques clichés avec vous." Devant mon air perplexe, il ajouta "Je ne peux laisser passer une aussi jolie femme sans avoir de remords". Il dégaina un appareil photo de son sac en continuant avec un sourire et des yeux pétillants "S'il vous plait, dites oui. Je vous offre un café ensuite ! Voir même un cappucino ! Un double ! Aller quoi, dites oui ! Oui ?".
Pantalon large de squatteur, blouson en cuir marron usé, cheveux mi-long en pagaille et barbe de quelques jours, il avait le look de l'étudiant de fac de lettre, et il m'amusait.
Après avoir prit quelques photos, il me proposa de me faire découvrir un bar à quelques pas avec une ambiance particulière, qu'il serait d'ailleurs inadmissible de ne pas connaitre. J'acceptais donc.
On y passait de la vieille musique française, du Piaf, du Gainsbourg, sur un appareil acoustique datant de trois siècles minimum, le gérant changeant les vigniles régulierement. Les fauteuils étaient aussi usés que le parquet, les tables en bois massif, et on accedait à différents paliers avec des escaliers tordus. Le tout avait indéniablement un certain charme.
Il me montra quelques photos qu'il gardait sur lui, me racontant les histoires associées. Il avait des étincelles dans les yeux, s'emportait dans ses descriptions... il vivait sa passion. Voyant mon interet (réel) pour ses photos, il me proposa de venir chez lui, ou il vivait en collocation avec une amie.


Le premier m'incita à boire quelques verres de champagne sur le canapé de la pièce, afin de me mettre plus à l'aise, peut-etre un peu trop. Ses mains se mirent à parcourir des zones de manière hésitante, d'abord les épaules, la nuque, puis carrement plus intimes. Après qu'il m'avoir ôté mon tailleur, je me suis assise sur ses genoux, poitrine contre lui, en oscillant légerement des hanches pour stimuler son entrejambe. Je me suis ensuite laissée glisser vers le sol pour me retrouver à genou devant lui, alors qu'il restait assis sur le canapé. Il déballa son engin en érection, passa ses deux mains derrière ma tete pour la rapprocher de sa verge et me l'enfourna dans la bouche, sans brutalité, mais sans management. Avec l'aide de ses mains, il me fit faire des va-et-vient qu'il aurait voulu plus profond si je n'avais pas opposée une résistance difficile.
En a peine deux minutes, je sentis un liquide chaud remplir ma gorge et ma bouche, pendant qu'il poussa un petit rale. Ce n'était pas donc pas des prélimnaires comme je l'avais crue. Il n'avait pas prit le soin de me demander si j'acceptais ce genre de chose, ni meme de me prévenir qu'il allait éjaculer dans ma bouche. Il me scruta en coin pour voir si j'allais avaler. Je ne lui refusa ce plaisir en crachant son sperme sur le sol, avant de m'essuyer sur un bout de tissu du canapé. En voyant le regard noir que je lui lançais, il se rehabilla sans un mot puis se dirigea vers la porte de sortie en déclarant "Tu peux garder la chambre pour cette nuit, je règle tout à l'accueil". Puis il sortit, me laissant à genou sur le sol, en sous-vetement, un peu de sperme sur le coin des lèvres.
J'étais décue par ce "gentleman", et surtout humiliée. Quelques larmes coulèrent le long de mes joues alors que je frappais de colère le canapé devant moi.


L'appartement du deuxième était situé sous les combles, au quatrième étage d'un immeuble sans ascenceur. La porte d'entrée donnait directement sur un salon spacieux, arrangé pour recevoir régulièrement beaucoup de monde. Plusieurs canapés, la majorité surement récuperé chez Emaeus, étaient disposés un peu partout dans la pièce. Des grands rouleaux de cables électriques vides faisaient office de table. Une partie de la pièce devait etre destiné pour la musique, plusieurs guitares et un saxophone étant posé contre un mur. Cependant, il ne s'agissait pas d'un taudis, l'appartement semblait propre et relativement bien rangé. Sa collocatrice était assise sur un canapé, guitare sèche à la main, chantonnant un air lorsque nous rentrions.
Il me montra en début de soirée différents albums qu'il avait réalisé. Je ne pourrais pas dire s'il était doué, mais c'était agréable a l'oeil. L'heure avançant, il me proposa de rester pour un repas "rapide" avec les moyens du bord, que nous avons partagés avec sa collocatrice, très sympa elle aussi. La soirée passa très rapidement, a discuter essentiellement art avec lui, musique avec sa collocatrice. Lorsqu'il se rendit compte de l'heure avancée, il s'excusa et me proposa de dormir chez lui. Bien sur, il prendrait le canapé. J'acceptais l'offre, mais en déclinant le lit pour ne pas le déranger.
Une demi-heure plus tard, j'entrais discretement dans sa chambre, et lui demandais si ca ne le derangait pas que je dorme avec lui. Non, bien sur. Je me suis glissée nue sous la couette, et me suis collée contre son dos. Sentant ma chaleur, il se retourna, enroula ses bras derrière mon dos pour m'attirer tendrement vers lui. Il m'embrassa, passa beaucoup de temps laisser glisser ses mains sur ma peau, me carrassa les cheveux, puis me penetra doucement, faisant durer le plaisir. Aucune position originale, il etait parfois sur moi, j'etais parfois sur lui, et nous faisions durer le plaisir. Il me tenait dans ses bras lorsque tout fut fini et que le sommeil nous emmenait vers des reves agréables.
Au petit matin, je me suis reveillée seule dans le lit. Des pétales de rose étaient parsemés entre mon corp nue et le drap qui me recouvrait. Un petit mot était posé sur le lit, à sa place.

Désolé, je suis attendu ce matin et je n'ai pas eu le courage de te reveiller. Ce fut une nuit merveilleuse. Je sais que nous nous reverrons certainement pas, mais je garderais une trace de toi dans ma mémoire. J'espère qu'il y aura également une place pour moi parmis tes souvenirs. Je t'enverrais une surprise si tu me laisses un moyen de te joindre.

Plusieurs jours passerent avant de recevoir une magnifique photo. Il m'avait prise au petit matin, nue dans le lit, des pétales de rose sur mon ventre.


Moralité. Il ne faut JAMAIS se fier à l'éloquence des hommes pour les juger, un gentleman saura vous séduire pour mieux vous humiler, un étudiant roots et maladroit peut renfermer un coeur en or (:

15.01.2008

Lesbienne pour les nulles

Toutes les expériences sont bonne à prendre parait-il, l'une d'elle faisant partie de mes objectifs de cette année étant d'avoir une relation sexuelle avec une femme. Je n'ai jamais eu d'attirance particulière pour le beau-sexe, mais je n'ai pas non plus de dégout à l'idée... alors, pourquoi pas ?

Plusieurs questions me viennent toutefois à l'esprit

  • Je ne me suis jamais vraiment interessée aux femmes en tant que partenaire de dessous de drap. Pour que cette relation soit le plus agréable possible, je pense tenter avec une fille qui soit plutôt jeune (entre 20 et 29 ans), qu'elle apparaisse sensuelle et qu'elle ai cette petite lueur dans les yeux caractéristique d'une personne interessante, par son intelligence ou son astuce...
  • Je ne connais pas les "rôles" d'une relation lesbienne. Entre hommes, il semblerait qu'il y est souvent un actif/dominant et un passif/dominé. Entre femme, les sources trouvées sur le net ne sont pas claire la dessus. Pour une première relation, vaut-il mieux une position dominée, dominante, un peu des deux ?
  • Mon principal soucis : je ne sais absolument pas comment repérer l'orientation sexuelle chez une femme. Il y a t'il des codes implicites, comme des regards enflamés, un passage de langue sensuel sur les lèvres, un frolement entre nos mains ? Il y a bien certain endroit spécialement gay/lesbien dans les grandes villes, mais outre que je ne les connais pas car je suis en déplacement (et je ne vois mal demander à mes collègues sans conséquences directes sur ma réputation), ca ne m'interesse pas particulierement, je préfère fleurter un peu avant de passer à l'acte, et ces endroits ne sont pas approprier pour çà, beaucoup trop rentre-dedans à mon gout.
  • Et dernier problème, qui ne va pas manquer de se réaliser si je decide de me lancer... en cas de mauvaise analyse sur une orientation sexuelle de ma cible et que celle-ci se rend compte qu'on tente de la séduire, les conséquences sont plutot de quel ordre ? Sourire désolé et déclination gentille (ma méthode lorsqu'on m'a proposée a l'époque), et plutot brutal et on se retrouve classée directement comme perverse ?

Voila, si certaines femmes qui ont eu affaire à ces problèmes voulaient bien me faire part de leur réflexion, je leur enverrais tout mon amour par la pensée (:
D'ailleurs, je prend même tous les conseils possibles...

11.01.2008

Alice

Se deplacer en voiture plutôt qu'en train dans le cadre professionel possède des avantages indéniables, comme celui de pouvoir se concentrer des heures sur la route, de pouvoir maitriser son horaire afin de partir bien après les dernières correspondances, ou encore de se perdre completement dans Lyon en frôlant l'accident à chaque consultation de carte en conduite.
Vous l'aurez compris, ce n'est donc pas vraiment ma tasse de thé.

En retard d'une bonne heure, j'entre légerement anxieuse dans les locaux du client. Prévenu auparavent par un coup de téléphone, un jeune homme m'attend dans le hall.
Look baroudeur, barbe de quelques jours, cheveux court en bataille, seul un détail le distingue des mannequins presents sur les affiches "Hugo Boss" : malgré son apparence de la trentaine, ses cheveux sont blanc comme la neige, et sa barbe poivre-sel.
- "En retard, vous etes en retard..." m'acceuille-t'il en regardant sa montre, avec une voix ayant plus de moqueries que de reproches.
- "Oui, oui, désolée, je ne connais pas bien Lyon, je me suis perdue"
- "Ce n'est pas grave, ne vous inquietez pas. Venez, je vous emmene à la salle".

Le pas pressé, nous traversons quelques etages avant d'arriver au lieu dit, ou quelques personnes, cafés a la main, discutent avec bonne humeur. Le stress retombe.
- "Voila, c'est ici. Pas d'inquietudes, ils ne sont pas méchant"
- "Ca ira, j'ai l'habitude... merci beaucoup"
- "Mais de rien Alice" me dit-il avec un clin d'oeil. "N'hesitez pas a venir me trouver si vous avez besoin d'aide ce soir !" dit-il en s'eloignant avant que je puisse corriger son erreur sur mon prenom.

Quelques heures plus tard, ayant libéré mon groupe de ma pression tyranique, je déhambule dans les couloirs a la recherche de mon contact. C'est finalement lui qui me trouve, dans le temple de la discution banale, la sacro-sainte machine a café.
- "Alors, tout c'est bien passé ?"
- "Oui. Enfin, je crois que oui."
- "Alors, il fait quel temps a *****. Ca vous change de venir sur Lyon non ?"
- "Un peu... pas trop...".
Classique, sans interet, je me fous du temps comme de mon premier string.
- "Sinon Alice... vous n'avez pas l'air de connaitre Lyon, si vous n'avez rien de prévu ce soir, je peux peut-etre vous inviter a un bouchon au centre-ville ?"
Coup d'oeil rapide de circonstance... alliance... non, mais il a peut-etre préparé son coup. Sourire pervers... non, plutot gentil meme... beau gosse...
- "Pourquoi pas, oui, je n'ai rien de prévu... Par contre, je ne m'appelle pas Alice."
- "Ha ha, je m'en doute. mais si je vous dis que me nomme le Lapin Blanc dans ces locaux, vous en concluez quoi ?"
- ".... ca depend, ce sont plutot les femmes qui vous nomment ainsi, ou tout le monde"
Aucune gene apparente, il replique immediatement
- "Elles le feraient peut-etre, mais je n'espere pas, ce n'est pas très flatteur. En fait, c'est mes cheveux... voyez... et le fait que j'accueille souvent les jeunes femmes perdues comme vous"
- "Et... ?"
- "En retard, en retard... le lapin blanc... Alice au pays des merveilles quoi !"
Sans vraiment savoir pourquoi, surement grace a son sourire large sans être idiot, je n'ai pu repprimer un sourire.

Refusant de m'appeler autrement qu'Alice, le lapin blanc me fit rire toute la soirée. Sans être insistant, ni même entreprenant, je voyais très bien qu'il me trouvait attirante, et d'après les interrogatoires de rigueur qu'une jeune femme en chasse se doit de maitriser ("Je ne veux pas vous retardez, on doit vous attendre... Non ? Ah, vous vivez seul ?") il semblait célibataire. Et comme le dit le proverbe, femme qui rit, a moitié dans votre lit...

Je vous épargnerais une allégorie ayant une grosse carotte en me contentant de vous dire que ce jeune homme ne méritait pas son surnom de Lapin. Il fut tendre sans être une bête de sexe, et fit durer le plaisir aussi longtemps que necessaire pour la qualifier de satisfaisant. Il resta avec moi pour le reste de la nuit (ce qui n'est pas la majorité, croyez moi), petit geste agréable et prouvant son célibat.

Il m'accompagna le lendemain matin, et on se quitta en se faisant la bise. Je ne devais pas le revoir avant mon départ.
- "Voici mon numéro de téléphone... si tu perds dans les coins, n'hesite pas Alice, je viendrais te chercher... "
- "C'est pas pour tout de suite, mais je note la proposition"

Et alice retourna dans son monde...

08.01.2008

Derrière les rideaux

Souvent amenée à faire des déplacements professionels, la distance obligeant, je passe plus d'une nuit sur deux dans une chambre d'hotel plutot que dans ma propre chambre.

 

Loin de m'en plaindre, c'est une situation qui me convient parfaitement ! Evidemment, je serais enfermée dans des cage à lapin d'un hotel Formule 1, je me serais taillée les veines depuis longtemps, mais heureusement, ce sont plutot des enseignes de type Mercure ou Ibis qui m'accueillent la plupart du temps.

 

L'avantage lorsqu'on decide de se faire racompagner par un homme galant et sans arrière pensées (les rues sont tellement dangeureuse de nuit pour une faible femme, regardez TF1, ils le disent, c'est que ca doit être vrai), c'est que celui-ci a beaucoup moins d'hésitation a se laisser inviter dans une chambre d'hotel que directement a l'appartement de la demoiselle...

 

Etant en déplacement sur Paris ce Lundi soir, j'ai accompagnée quelques amis à un restaurant japonais proche de mon hotel. La bonne compagnie aidant, je me suis fait légèrement surprendre par le saké chaud, boisson que je ne connaissais pas bien. C'est ainsi que vers 2h du matin, après m'etre fait raccompagnée a l'hotel par un de mes amis (sans arrières pensées, les amis, pas touche !), je me suis posée à la fenetre de ma chambre.

 

Celle-ci donnait sur une petite rue abritant quelques immeubles de pierres taillées, repère de la population de type bourgeois bohême. Ma chambre étant située au deuxième étage, elle donnait directement sur un appartement ou un fête avait cours. Quelques fumeurs, surement en minorité car rejetés dans le froid hivernal, aspiraient leur fumée sur le balcon. L'un d'eux sembla me remarquer et fit un petit signe a ses compagnons.

 

L'enivrement aidant, j'ai eu envie de me lancer dans un petit spectacle pour les rechauffer...  j'ai tirée les rideaux fins, et deplacée la petite lampe de bureau pour la placer derrière la fenetre, pour qu'on puisse n'apercevoir que ma silhouette, mais de manière précise.

 

4f34e236f248335041b5141633d5e188.jpgLaissant légèrement entrouverte la fenetre pour entendre les encouragements, je me suis lancée dans des mouvements de type fitness érotique, avec des poses très suggestives : mains posées sur le lit, fesses tendues au maximum vers l'arrière, en laissant mon torse doucement glisser du bord du lit vers le centre, pour remonter en me cambrant pour recommencer, toujours de manière sensuelle.

Je ne sais pas combien de temps je me suis amusée à ce petit jeu, mais suffisament pour entendre que le petit groupe s'était considérablement agrandi. Puis je me suis lancée dans un véritable strip-tease.

 

En m'approchant le plus pres possible des rideaux, j'ai retirée doucement mes habits un par un... bras croisées derrière ma tête et seins tendues vers l'avant lorsque j'enlevais une partie haute, la tenant quelques secondes avant de la laisser tomber... couchée sur le sol, une jambe levée droite au dessus pour enlever une jartelle, puis faisant glisser l'autre jambe le long de la première pour la suivante.

Enfin, une fois completement nue, je me suis dirigée vers la lampe en ondulant les hanches, pour eteindre et faire disparaitre mon ombre chinoise... 

 

Au vu des protestations voisines, l'appartement devait être bien vide au profit du balcon (:  

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