11.04.2008
...
Des nouvelles. STOP.
Beaucoup de déplacements actuellement. STOP.
Profite de mes amis et mes rares loisirs avec le peu de temps libre disponible. STOP.
Je reviens bientot. STOP.
12:23 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03.04.2008
On the road
Etant une femme nerveuse, stressée et impulsive, je vais commencer par sortir cette petite boule coincée au fond de la gorge.
CHIERMERDEPASRENTREEDEPUISUNESEMAINEMARRED'ETRESURLAROUTE,FAITBEAUENVIED'ENPROFITER !
Voila, je me sens beaucoup mieux.
Les gens voyageant beaucoup pour leur activité professionnelle doivent subir tous les jours des contraintes importantes, affronter des dangers que l'on ne soupçonne pas, côtoyer et communiquer avec des autochtones aux moeurs étranges.
Il existe cependant une créature étrange, capable de réunir toutes les contraintes et les dangers en une même entité vivante : l'inévitable, l'imprévisible, l'introuvable en cas de nécessité, le bien-trop-souvent-désagréable chauffeur de Taxi.
Comme je n'aime pas faire des généralités, je vais vous dire que tous ne sont pas à mettre dans le même sac. Oh non, ils ont chacun une façon bien particulière et personnelle d'exprimer leurs aigreurs.

- Le classique, généralement Parisien, qui grogne, râle quelque soit l'adresse donnée, trop loin, pas sur sa route pour reprendre du monde, hors de sa zone, à la mauvaise heure, dans les bouchons...
- Celui qui a raté sa vocation de présentateur météo, n'ayant que ce sujet disponible pour une conversation.
- Celui qui met sa musique, forcement celle qui vous n'écoutez jamais car insupportable, fort. Trop fort.
- Le fils-a-maman qui vous parle de sa grand-mère, sa mère, son chien.
- Celui qui s'engueule avec sa pouffiasse en kit main libre.
- Celui qui se "perd" malgré la signalisation en fluo clignotant, n'oubliant évidemment pas de laisser tourner son compteur.
- Celui qui drague aussi finement qu'un éléphant danserait le rock dans un magasin de porcelaine.
Bref, vous l'aurez comprit, les chauffeurs de Taxi ne sont pas mes amis. Vraiment pas. Et ce n'est certainement pas mon "aventure" de cette semaine qui va changer mon point de vu.
Après un voyage de quelques heures en train, je devais traverser Paris pour rejoindre la gare suivante. N'ayant pas le courage de prendre le métro, j'optais pour une solution tout aussi désagréable, mais moins fatigante, en faisant appel à un Taxi. Comme souvent et malgré les conséquences que je connais pourtant bien, a savoir une nausée persistante, j'avais eue la très mauvaise idée de me concentrer sur ma lecture pendant le trajet. Afin de limiter les dégâts, j'ai donc demandée s'il était possible d'occuper la place avant, sans trop d'espoir.
Et bien non, mon chauffeur accepta, et avec un sourire charmeur qui plus est. Celui-ci, sans être un modèle de sculpture grec, restait agréable à l'oeil. La quarantaine, les tempes dégagées par l'âge, il n'en restait pas moins séduisant avec ses cheveux poivre-et-sel.
Une discussion classique mais néanmoins agréable commença, abordant des sujets comme "Qu'est-ce que vous faites dans la vie", "Vous venez de quel coin", "Vous êtes mariée, vous avez des enfants ?". De fils en aiguilles, la discussion prit une tournure étrange. Les sujets suivant furent notre première amour, le kamasutra, les fantasmes courants et leurs réalisations. C'est à ce moment qu'il me dit :
- "Si vous saviez ce qu'on voit sur la banquette arrière quand on est chauffeur de Taxi. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai pris un couple pour les emmener vers un hôtel, ou le mec s'est mis à la tripoter sans détour. J'ai même eu une femme qui a sucée son mec en soutenant mon regard dans le rétro. J'ai presque eu envie de leur offrir la note pour le spectacle a des deux la."
- "Sérieusement ? Et vous l'avez fait ?"
- "Non. Faudrait au moins qu'elle me suce directement pour ça" dit-il avec un sourire.
Comme vous devez vous en doutez, mon esprit aussi tordu que pervers ne fit qu'un tour. Depuis une quinzaine de minutes que nous parlions de sexe, il m'en fallait pas plus pour que je sois suffisamment excitée.
- "Et si une jeune femme se proposait de vous le faire ?". Dis-je en baissant la tête lentement vers son entrejambe. "Surtout n'hésitez pas a m'arrêter si vous préférez que je paye ma note"
Ce qu'il fit immédiatement avec un petit cri.
J'ai ensuite eue le droit à une véritable leçon de morale, abordant de multiples sujets comme la fidélité du couple (ce bon chauffeur de taxi était marié avec des enfants), la pudeur, le classique de-mon-temps-ce-ne-serait -jamais-arrivé. Il ne comprenait pas qu'une charmante jeune femme s'abaisse à ce genre de pratiques, surtout contre une note de taxi à faible cout, que c'était limite si je ne me prostituais pas...
J'aurais pu lui expliquer que je ne faisais pas ça pour l'argent, que je n'avais pas besoin de ses remarques et que je vivais ma vie sexuelle comme je l'entendais.
Mais j'avais honte. Honte de moi, prise en flagrant délit de pouffiasserie. J'en avais la voix coupée. J'avais envie de quitter ce Taxi, mais je n'avais pas envie de négocier avec le chauffeur en plein monologue sermonieux.
Une fois à destination, j'ai lâchée un billet et je suis sortie en vitesse en claquant la porte pour ne plus l'entendre, sans demander ma monnaie, sans demander de note de service, sans me retourner.
Je me suis sentie très mal sur le moment, mais le trajet de train suivant m'a permis de me remettre les idées en place. Ce type n'avait pas a me juger, ma sexualité est ainsi et me convient parfaitement.
Cependant, je réflechirais à deux fois à présent avant de tenter ce genre d'approche dans un endroit ou je ne pourrais fuir ensuite.
Après un voyage de quelques heures en train, je devais traverser Paris pour rejoindre la gare suivante. N'ayant pas le courage de prendre le métro, j'optais pour une solution tout aussi désagréable, mais moins fatigante, en faisant appel à un Taxi. Comme souvent et malgré les conséquences que je connais pourtant bien, a savoir une nausée persistante, j'avais eue la très mauvaise idée de me concentrer sur ma lecture pendant le trajet. Afin de limiter les dégâts, j'ai donc demandée s'il était possible d'occuper la place avant, sans trop d'espoir.
Et bien non, mon chauffeur accepta, et avec un sourire charmeur qui plus est. Celui-ci, sans être un modèle de sculpture grec, restait agréable à l'oeil. La quarantaine, les tempes dégagées par l'âge, il n'en restait pas moins séduisant avec ses cheveux poivre-et-sel.
Une discussion classique mais néanmoins agréable commença, abordant des sujets comme "Qu'est-ce que vous faites dans la vie", "Vous venez de quel coin", "Vous êtes mariée, vous avez des enfants ?". De fils en aiguilles, la discussion prit une tournure étrange. Les sujets suivant furent notre première amour, le kamasutra, les fantasmes courants et leurs réalisations. C'est à ce moment qu'il me dit :
- "Si vous saviez ce qu'on voit sur la banquette arrière quand on est chauffeur de Taxi. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai pris un couple pour les emmener vers un hôtel, ou le mec s'est mis à la tripoter sans détour. J'ai même eu une femme qui a sucée son mec en soutenant mon regard dans le rétro. J'ai presque eu envie de leur offrir la note pour le spectacle a des deux la."
- "Sérieusement ? Et vous l'avez fait ?"
- "Non. Faudrait au moins qu'elle me suce directement pour ça" dit-il avec un sourire.
Comme vous devez vous en doutez, mon esprit aussi tordu que pervers ne fit qu'un tour. Depuis une quinzaine de minutes que nous parlions de sexe, il m'en fallait pas plus pour que je sois suffisamment excitée.
- "Et si une jeune femme se proposait de vous le faire ?". Dis-je en baissant la tête lentement vers son entrejambe. "Surtout n'hésitez pas a m'arrêter si vous préférez que je paye ma note"
Ce qu'il fit immédiatement avec un petit cri.
J'ai ensuite eue le droit à une véritable leçon de morale, abordant de multiples sujets comme la fidélité du couple (ce bon chauffeur de taxi était marié avec des enfants), la pudeur, le classique de-mon-temps-ce-ne-serait
J'aurais pu lui expliquer que je ne faisais pas ça pour l'argent, que je n'avais pas besoin de ses remarques et que je vivais ma vie sexuelle comme je l'entendais.
Mais j'avais honte. Honte de moi, prise en flagrant délit de pouffiasserie. J'en avais la voix coupée. J'avais envie de quitter ce Taxi, mais je n'avais pas envie de négocier avec le chauffeur en plein monologue sermonieux.
Une fois à destination, j'ai lâchée un billet et je suis sortie en vitesse en claquant la porte pour ne plus l'entendre, sans demander ma monnaie, sans demander de note de service, sans me retourner.
Je me suis sentie très mal sur le moment, mais le trajet de train suivant m'a permis de me remettre les idées en place. Ce type n'avait pas a me juger, ma sexualité est ainsi et me convient parfaitement.
Cependant, je réflechirais à deux fois à présent avant de tenter ce genre d'approche dans un endroit ou je ne pourrais fuir ensuite.
10:20 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : taxi, fellation, morale

