17.01.2008

Pour quelques pétales de roses...

Voici deux rencontres, qui se sont déroulées à quelques semaines d'intervalles.

 

La rencontre avec le premier fut courtoise, cette homme  faisant la quantaine ayant l'allure d'un parfait gentleman.
Veste élegante, chemise grande marque sans cravate ringarde, rasé de près et cheveux avec une raie impécable. Le genre d'homme qui prend soin de son apparence.
Il me proposa de prendre un verre au bar d'un hotel quatre étoiles, dans le quartier chic de la ville. Une fois sur place, il m'invita à prendre le siege en le reculant pour que je puisse m'installer.
Son élocence était agréable, il était cultivé, parlait politique actuelle et conséquence en écoutant mes arguments lorsque je n'étais pas d'accord, des responsabilités de son poste d'ingénieur en qualité, a priori important, mais sans en être barbant pour autant.
Il me complimentait régulierement sur mon style vestimentaire choisit avec un gout certain, selon lui, de la lueur qu'il pouvait voir dans mes yeux, de mon visage de mannequin et de mes courbes parfaites.
Il m'invita ensuite à prendre avec lui une chambre grand luxe pour la nuit, prit commande de deux bouteilles de champagne et demanda à ce qu'on prépare la chambre avec une ambiance appropriée, bougies et encens de rigueur.


La rencontre avec le deuxieme fut plus comique. Alors que je flanais le long d'un lac de ville, je le vis s'approcher de moi en courant, un sac en bandouillère. Il m'interpella de facon un peu brusque et maladroite, le souffle court. "Excusez moi Madmoiselle, je suis photographe amateur, et j'aimerais prendre quelques clichés avec vous." Devant mon air perplexe, il ajouta "Je ne peux laisser passer une aussi jolie femme sans avoir de remords". Il dégaina un appareil photo de son sac en continuant avec un sourire et des yeux pétillants "S'il vous plait, dites oui. Je vous offre un café ensuite ! Voir même un cappucino ! Un double ! Aller quoi, dites oui ! Oui ?".
Pantalon large de squatteur, blouson en cuir marron usé, cheveux mi-long en pagaille et barbe de quelques jours, il avait le look de l'étudiant de fac de lettre, et il m'amusait.
Après avoir prit quelques photos, il me proposa de me faire découvrir un bar à quelques pas avec une ambiance particulière, qu'il serait d'ailleurs inadmissible de ne pas connaitre. J'acceptais donc.
On y passait de la vieille musique française, du Piaf, du Gainsbourg, sur un appareil acoustique datant de trois siècles minimum, le gérant changeant les vigniles régulierement. Les fauteuils étaient aussi usés que le parquet, les tables en bois massif, et on accedait à différents paliers avec des escaliers tordus. Le tout avait indéniablement un certain charme.
Il me montra quelques photos qu'il gardait sur lui, me racontant les histoires associées. Il avait des étincelles dans les yeux, s'emportait dans ses descriptions... il vivait sa passion. Voyant mon interet (réel) pour ses photos, il me proposa de venir chez lui, ou il vivait en collocation avec une amie.


Le premier m'incita à boire quelques verres de champagne sur le canapé de la pièce, afin de me mettre plus à l'aise, peut-etre un peu trop. Ses mains se mirent à parcourir des zones de manière hésitante, d'abord les épaules, la nuque, puis carrement plus intimes. Après qu'il m'avoir ôté mon tailleur, je me suis assise sur ses genoux, poitrine contre lui, en oscillant légerement des hanches pour stimuler son entrejambe. Je me suis ensuite laissée glisser vers le sol pour me retrouver à genou devant lui, alors qu'il restait assis sur le canapé. Il déballa son engin en érection, passa ses deux mains derrière ma tete pour la rapprocher de sa verge et me l'enfourna dans la bouche, sans brutalité, mais sans management. Avec l'aide de ses mains, il me fit faire des va-et-vient qu'il aurait voulu plus profond si je n'avais pas opposée une résistance difficile.
En a peine deux minutes, je sentis un liquide chaud remplir ma gorge et ma bouche, pendant qu'il poussa un petit rale. Ce n'était pas donc pas des prélimnaires comme je l'avais crue. Il n'avait pas prit le soin de me demander si j'acceptais ce genre de chose, ni meme de me prévenir qu'il allait éjaculer dans ma bouche. Il me scruta en coin pour voir si j'allais avaler. Je ne lui refusa ce plaisir en crachant son sperme sur le sol, avant de m'essuyer sur un bout de tissu du canapé. En voyant le regard noir que je lui lançais, il se rehabilla sans un mot puis se dirigea vers la porte de sortie en déclarant "Tu peux garder la chambre pour cette nuit, je règle tout à l'accueil". Puis il sortit, me laissant à genou sur le sol, en sous-vetement, un peu de sperme sur le coin des lèvres.
J'étais décue par ce "gentleman", et surtout humiliée. Quelques larmes coulèrent le long de mes joues alors que je frappais de colère le canapé devant moi.


L'appartement du deuxième était situé sous les combles, au quatrième étage d'un immeuble sans ascenceur. La porte d'entrée donnait directement sur un salon spacieux, arrangé pour recevoir régulièrement beaucoup de monde. Plusieurs canapés, la majorité surement récuperé chez Emaeus, étaient disposés un peu partout dans la pièce. Des grands rouleaux de cables électriques vides faisaient office de table. Une partie de la pièce devait etre destiné pour la musique, plusieurs guitares et un saxophone étant posé contre un mur. Cependant, il ne s'agissait pas d'un taudis, l'appartement semblait propre et relativement bien rangé. Sa collocatrice était assise sur un canapé, guitare sèche à la main, chantonnant un air lorsque nous rentrions.
Il me montra en début de soirée différents albums qu'il avait réalisé. Je ne pourrais pas dire s'il était doué, mais c'était agréable a l'oeil. L'heure avançant, il me proposa de rester pour un repas "rapide" avec les moyens du bord, que nous avons partagés avec sa collocatrice, très sympa elle aussi. La soirée passa très rapidement, a discuter essentiellement art avec lui, musique avec sa collocatrice. Lorsqu'il se rendit compte de l'heure avancée, il s'excusa et me proposa de dormir chez lui. Bien sur, il prendrait le canapé. J'acceptais l'offre, mais en déclinant le lit pour ne pas le déranger.
Une demi-heure plus tard, j'entrais discretement dans sa chambre, et lui demandais si ca ne le derangait pas que je dorme avec lui. Non, bien sur. Je me suis glissée nue sous la couette, et me suis collée contre son dos. Sentant ma chaleur, il se retourna, enroula ses bras derrière mon dos pour m'attirer tendrement vers lui. Il m'embrassa, passa beaucoup de temps laisser glisser ses mains sur ma peau, me carrassa les cheveux, puis me penetra doucement, faisant durer le plaisir. Aucune position originale, il etait parfois sur moi, j'etais parfois sur lui, et nous faisions durer le plaisir. Il me tenait dans ses bras lorsque tout fut fini et que le sommeil nous emmenait vers des reves agréables.
Au petit matin, je me suis reveillée seule dans le lit. Des pétales de rose étaient parsemés entre mon corp nue et le drap qui me recouvrait. Un petit mot était posé sur le lit, à sa place.

Désolé, je suis attendu ce matin et je n'ai pas eu le courage de te reveiller. Ce fut une nuit merveilleuse. Je sais que nous nous reverrons certainement pas, mais je garderais une trace de toi dans ma mémoire. J'espère qu'il y aura également une place pour moi parmis tes souvenirs. Je t'enverrais une surprise si tu me laisses un moyen de te joindre.

Plusieurs jours passerent avant de recevoir une magnifique photo. Il m'avait prise au petit matin, nue dans le lit, des pétales de rose sur mon ventre.


Moralité. Il ne faut JAMAIS se fier à l'éloquence des hommes pour les juger, un gentleman saura vous séduire pour mieux vous humiler, un étudiant roots et maladroit peut renfermer un coeur en or (: