26.03.2008
Deux âmes soeurs.
Voici une note qui m'a coutée plus que je ne pensais, ravivant des souvenirs encore vifs. J'y ai mis des sentiments, j'espère qu'elle ne vous paraitra pas trop "fleur bleue"...
Lorsque leurs regards se croisèrent pour la première fois, une pensée agréable et furtive fit son apparition. Rien de transcendant, une réflexion légère comme "Tiens, son coté mal rasé lui donne un air baroudeur sympa", ou encore "Elle a un rire entrainant cette fille, on ne doit pas s'ennuyer en sa compagnie".
Lors de cette première soirée, ils ne s'adressèrent pratiquement pas la parole. Les invités étaient nombreux, et chacun avait ses marques, son groupe et ses amis.Ils s'aperçurent plusieurs fois, sans vraiment chercher à faire connaissance. Elle était timide, et ne cherchait pas d'engagement. Lui était accompagné, une fille régulièrement pendu à ses lèvres.
Malgrès tout, quelques réflexions par ci, par là, lancées à leurs amis communs, ne tombèrent pas dans le vide. Si bien qu'ils se retrouvèrent une soirée à partager un repas en face à face, l'homme étant venu seul ce soir là. La situation aidant, ils partagèrent leurs humours et leurs réflexions tout au long du repas. Il s'entendirent d'ailleurs si bien qu'elle continua une partie de la nuit sur le balcon. L'heure devenant matinale, ils décidèrent d'échanger leurs numéros de portables, comme ça, pour ne pas perdre contact. Boire un café a l'occasion, en tout bien tout honneur. Il était en couple, les choses étaient claires dans leurs esprits.
Ils se revirent. Juste elle et lui, sa compagne étant occupée ce jour là. Elle était toujours indisponible pour les autres cafés qu'ils prirent les jours suivant. Pas de chance, elles se seraient bien entendues, disait-il.
Lorsque leurs portables chantonnaient l'arrivée d'un message futile, mais tellement important, ils se précipitaient pour y répondre dans la seconde. Ils laissaient toujours un oeil trainer sur l'écran de l'ordinateur, afin de vérifier qu'un mail n'était pas en attente de réponse.
Ce petit manège ne passait pas inaperçu. Il devenait irritable envers sa compagne lorsque celle-ci lui posait trop de questions, ou trainait dans son dos lorsqu'il écrivait un mail. Même lorsqu'elle était intentionnée pour lui, elle ne récoltait que de l'indifférence. Elle n'y était pour rien, il s'en rendait bien compte, mais ce n'était pas d'elle dont il avait besoin. Si bien qu'un soir, elle lui hurla qu'il n'avait qu'à rejoindre cette autre fille dont elle soupconnait l'existence, avant d'éclater en sanglots.
Ce qu'il fit dans la soirée déjà avancé. Elle l'acceuilla dans son appartement de jeune femme célibataire.
Il jouèrent parfaitement la pièce de l'amour impossible. Lui dans le rôle de l'Homme triste, perdu et vulnérable, Elle dans le rôle de la femme réconfortante et intentionnée. Soudain, dans un excés de passion tout a fait excusable vu la situation, il posa ses lèvres sur les siennes. Dans une surprise tout aussi appropriée, elle se laissa faire. La première scène de la pièce était jouée.
Elle dirigea ensuite la scène de l'adultère, il se sentirait moins coupable lorsqu'il aurait des remords. Car il en aurait, c'était certain. Il n'y eu pas besoin de stimulation autres, ils firent l'amour allongés sur le sol du salon, tendrement, amoureusement. Simplement. Ils ne voulaient pas que ce soit une bête histoire de sexe, car ils se donnaient entièrement à la personne aimée.
Au petit matin, leur corps endormis étaient serrés l'un contre l'autre, ses bras protecteurs entourant sa poitrine fragile.
Lorsqu'il quitta son appartement, leurs regards se croisa une seconde. Il était plein de remords, comme prévu. De ce qu'il avait fait, de sa lâcheté, de s'être engagé avec une autre avant de l'avoir connu. Mais son mariage approchait, et on ne change pas si facilement la donne...
Son regard fuya... elle sût qu'elle ne le reverrait jamais...
09:17 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : adultère, amants, tristesse, amour

